Transparence

Notre méthode, nos hypothèses et nos limites

Tout ce que MonInvestissement calcule est expliqué ici : comment votre profil est déterminé, comment le portefeuille type est construit, d'où viennent les chiffres de la simulation, et ce que ce site ne fait pas.

1. Le profil de risque

Le questionnaire mesure deux choses distinctes.

  • La capacité au risque part de votre horizon (moins de 3 ans : niveau 1 ; 3 à 5 ans : 2 ; 5 à 8 ans : 3 ; 8 à 12 ans : 4 ; 12 ans et plus : 5). Elle baisse d'un niveau s'il n'y a pas de réserve de précaution, s'il y a un crédit à la consommation ou un leasing, si le montant représente l'essentiel de votre fortune ou si vos revenus sont incertains. Un achat immobilier à moins de 5 ans la limite au niveau 2.
  • La tolérance au risque est la moyenne de trois réponses : votre réaction à une baisse de 20 %, la baisse temporaire que vous supporteriez et votre priorité (sécurité, équilibre, rendement). Sans connaissance ni expérience des placements, elle est plafonnée au niveau 3.

Votre profil est le plus bas des deux niveaux. Les réponses sur l'âge, le revenu et le canton servent aux explications (pilier 3a, réserve de précaution) mais ne modifient pas directement le niveau.

1 bis. Le type d'investisseur

Le test ajoute à ces mesures trois questions de comportement inspirées de la finance comportementale : un choix entre un gain sûr et des gains incertains d'espérance plus élevée (goût pour l'incertitude, intégré à la tolérance), la réaction face à un placement à la mode (suivisme) et la fréquence à laquelle vous regarderiez vos placements. Cette dernière renvoie à l'« aversion myope aux pertes » : un investisseur qui évalue souvent son portefeuille y voit davantage de pertes et supporte moins bien les actions (Benartzi et Thaler, 1995 ; aversion aux pertes : Kahneman et Tversky, 1979).

Le type est attribué par des règles fixes, dans cet ordre : exigence durable → Engagé ; impulsivité élevée (achat rapide d'un placement à la mode, consultation quotidienne) → Chasseur de tendances ; niveau de risque 1 ou 2 → Gardien ; attirance pour la technologie, les cryptoactifs ou les marchés émergents avec un niveau 4 ou 5 → Explorateur ; attirance pour l'or, l'immobilier ou les revenus → Bâtisseur ; renforcement dans les baisses et gestion autonome → Stratège ; aucune envie de gérer → Serein ; sinon → Architecte. Le type ne modifie jamais le niveau de risque. Ce n'est pas un test psychologique validé.

2. Les portefeuilles types

Chaque niveau correspond à une répartition de référence entre sept classes d'actifs (voir les 5 profils). Vos goûts la modifient selon des règles fixes : 10 points d'actions passent de l'international à la Suisse (ou l'inverse) ; l'immobilier coté exclu est réparti entre obligations et actions, et s'il vous attire il gagne 5 points ; l'or exclu passe en obligations, et s'il vous attire il gagne 3 points (à partir du niveau 2, pris sur les obligations) ; une petite part de cryptoactifs (2 %, 3 % ou 5 % selon le niveau, jamais pour les niveaux 1 et 2) est prise sur les actions internationales s'ils vous attirent. La technologie, les marchés émergents, les revenus et la durabilité donnent lieu à des explications, sans changer la répartition par classes.

Ces répartitions sont des modèles standardisés par classes d'actifs. Elles ne sélectionnent aucun titre ni aucun fonds.

3. Les hypothèses de la simulation

Les rendements ci-dessous sont des hypothèses de travail de MonInvestissement, prudentes par rapport aux moyennes historiques. Ce ne sont ni des prévisions ni des promesses. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Classe d'actifsDéfavorableCentralFavorableVolatilitéAnnée de crise
Liquidités
Taux directeur de la BNS à 0 % : rémunération des liquidités proche de zéro.
0 %0,25 %0,75 %0,5 %0 %
Obligations en francs
Bien en dessous de la moyenne historique (3,9 %), car les taux actuels en francs sont bas. Volatilité et pire année : Pictet.
0 %1 %2 %5,2 %-12,1 %
Actions suisses
Central sous la moyenne historique de 6,8 % (Pictet). Volatilité et pire année (2008) : Pictet.
2 %5 %7,5 %18,5 %-34 %
Actions internationales
Hypothèse en francs, après effet de change, inférieure aux 8,5 % historiques en dollars (UBS Yearbook 2026).
2 %5,5 %8 %17 %-35 %
Immobilier suisse coté
Hypothèse de MonInvestissement, entre obligations et actions ; pas de série officielle aussi longue que pour les actions et obligations.
1 %3,5 %5,5 %10 %-15 %
Or
Hypothèse prudente ; l'or ne verse ni intérêt ni dividende (UBS Yearbook 2026 : +1,3 % réel par an en USD depuis 1900).
0 %2,5 %5 %15 %0 %
Cryptoactifs
Aucune base historique fiable sur longue période : nous retenons 0 % au centre et une très forte volatilité.
-10 %0 %8 %70 %-70 %

Rendements annuels nominaux avant frais. Les frais choisis (par défaut 0,3 % par an pour des ETF indiciels achetés soi-même, 0,6 % pour une gestion en ligne, 1,5 % pour des fonds classiques : ordres de grandeur retenus par MonInvestissement) sont déduits chaque année. L'inflation retenue pour la valeur « en francs d'aujourd'hui » est de 1 % par an, une hypothèse.

Repères historiques utilisés pour calibrer ces hypothèses

Le scénario de crise applique la colonne « Année de crise » à toutes les classes en même temps. Il combine des pires années qui ne se sont pas forcément produites simultanément : c'est volontairement sévère. Le dossier de simulation ajoute une simulation de 1'000 trajectoires aléatoires construite avec les volatilités ci-dessus et des corrélations simplifiées (0.8 entre actions, 0.25 entre actions et obligations, 0.3 pour les autres paires).

3 bis. Impôts, 3a et comparaison avec une banque

4. Cadre légal : pourquoi ce n'est pas un conseil en placement

La loi fédérale sur les services financiers définit le conseil en placement comme « l'émission de recommandations personnalisées concernant des opérations sur instruments financiers » (art. 3, let. c, ch. 4 LSFin). Selon les explications de la FINMA, il y a généralement conseil lorsqu'un prestataire présente un investissement comme pertinent pour un client ou suggère d'acquérir des instruments financiers déterminés (rapport explicatif de la circulaire FINMA 2025/2).

MonInvestissement est donc conçu comme un outil d'information et d'éducation financière générale :

  • il présente des portefeuilles types standardisés par classes d'actifs, pour des profils d'investisseurs, et jamais un titre, un fonds ou un numéro ISIN à acheter ;
  • il décrit des types d'instruments et de plateformes avec des informations factuelles (frais, régulation) relevées sur les sites officiels ;
  • il ne vérifie pas l'adéquation ou le caractère approprié d'un placement au sens des art. 10 à 14 LSFin, n'exécute aucun ordre et ne gère aucun avoir ;
  • la décision, le choix des produits et leur achat vous appartiennent entièrement.

Wealth Broker Management SA, qui exploite MonInvestissement, est un intermédiaire d'assurance inscrit auprès de la FINMA ; elle n'est pas inscrite comme conseillère à la clientèle au registre des conseillers prévu par la LSFin (art. 28 à 30 LSFin). Si vous souhaitez un conseil personnalisé, vous pouvez demander à être mis en relation avec un conseiller en placement inscrit à ce registre ou employé d'un établissement surveillé par la FINMA.

La mise en relation. MonInvestissement transmet vos coordonnées, avec votre accord exprès, à un seul conseiller dont nous avons vérifié l'inscription dans un registre public. Le conseil, l'examen de l'adéquation et le choix des produits sont faits par ce conseiller, sous sa responsabilité. Le conseiller rémunère MonInvestissement pour la mise en relation ; vous ne payez rien pour elle. Les conseillers à la clientèle doivent être inscrits au registre avant d'exercer (art. 28 LSFin) ; la liste des organes d'enregistrement agréés est publiée par la FINMA.

Le type d'investisseur et le dossier de simulation restent des informations générales : ils décrivent des tendances et appliquent des portefeuilles types standardisés par classes d'actifs. Ils ne présentent aucun instrument financier comme adapté à vous.

5. Mise à jour des données

Les frais des plateformes (data/plateformes.json), les hypothèses (data/hypotheses.json) et les chiffres fiscaux (data/fiscalite.json) sont revérifiés régulièrement sur leurs sources ; chaque fiche indique sa date de vérification.

6. Limites

  • Aucun modèle ne prévoit les marchés. Les rendements réels peuvent être inférieurs au scénario défavorable.
  • Les impôts, les rendements des devises et les frais de chaque produit précis ne sont pas modélisés en détail.
  • Votre situation peut comporter des éléments (succession, entreprise, expatriation, fiscalité particulière) qu'un questionnaire ne capte pas.

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